Digne d'un scénario qui pourrait être celui des meilleurs films Hollywoodiens, F.E.A.R. s'est démarqué des autres FPS classiques par son ambiance et son IA reconnue comme la meilleure de toutes. 4
ans plus tard, après de nombreuses péripéties, la fillette la plus célèbre du jeu vidéo revient dans F.E.A.R. 2 : Project Origin.
Qu'on se le dise tout de suite, F.E.A.R. 2 n'est pas la suite de F.E.A.R., mais bien une histoire en parallèle. En effet, vous êtes une autre équipe de F.E.A.R. envoyé près d'Armacham pour
récupérer Genevieve Aristide et la mettre en détention provisoire. Bien sûr, comme vous pouvez vous en douter, cette mission sera plus compliquée que prévu et c'est dans ce contexte que se
déroulera F.E.A.R. 2. De même, histoire de pimenter un peu tout cela, vous serez traqués par Alma qui vous causera bien de sueurs.
F.E.A.R. 2 apporte son lot de réponses aux questions laissées vacantes dans le premier F.E.A.R. Mais que ceux qui n'ont pas joué au 1 se rassurent, la trame du un est rappelée et personne ne pourra
passer à côté de l'excellent scénario qu'est celui de F.E.A.R. Cependant, Adieu les répondeurs à travers lesquels était compté l'histoire dans le premier jeu, place à des notes laissés par les
employés qu'il est à votre seul insu de lire ou non. Mieux reparti dans le jeu, le scénarion est conté petit à petit et révèle toutes ses finesses dont des passages particulièrement savoureux. En
plus de la trame du premier F.E.A.R., celle de ce soldat du F.E.A.R. que vous incarnez et au moins aussi intéressante et révélera son lot de surprises.
Mais F.E.A.R. n'est pas seulement un scénario, c'est aussi une ambiance propre, se détachant des Doom et autres Quake. Dès le lancement du jeu, on est directement envoûté par les musiques et images
qui défilent devant nous. Histoire de vous rafraîchir du jeu, la première scène du jeu est une hallucination qu vous met face à Alma, la jeune fille qui vous à temps fait peur dans le premier opus.
Les premiers instants passés, on tombe sur les premiers replicas qui ne seront qu'une simple formalité. Seulement, vous avez vite dû vous en rendre compte, vous n'avez plus le célèbre "Bullet Time"
qui permet de ralentir les ennemis et rapidement, le jeu se complique et les replicas vous assaillent de toutes part. Que les puristes se rassurent, le "Bullet Time" est bien présent dans le jeu
mais viendra plus tard.
Il y a 4 ans, le premier F.E.A.R. avait été une tuerie d'un point de vue graphique, avec des ombres et des effets de lumières des plus impressionnants. 4 ans plus tard, ces mêmes effets sont
toujours là, exploitant au mieux les machines actuelles pour les rendre plus beaux et plus impressionnant. Certes, certains diront que le jeu fait vieux par rapport à Crysis, mais les décors son
plus fins, les textures sont plus détaillées que dans le premier F.E.A.R. Les personnages sont criants de vérité avec une gestuelle des plus réalistes. Par contre, il faut avouer que les dégâts
causés par des explosions et autre tir de fusil à pompe sont exagérés et nuisent à l'aspect réaliste qui se dégage du jeu avant le premier combat. Pourquoi avant le premier combat ? Tout simplement
car l'hémoglobine coule à flot dans cette suite et le jeu est bien plus gore que son prédécesseur. Les ennemis explosent de toutes parts et les bras solitaires ou corps désolidarisés sont monnaie
courante.
Un des points noir du jeu est justement son IA. Elle n'a pas évolué par rapport au premier F.E.A.R. et j'aurais même tendance à dire qu'elle a régressée. Les ennemis restent plus facilement figés
derrière un mur attendant sagement leur mort ou pire encore, ils font les kamikazes en s'auto-tuant sur des bidons d'essences sûrement pas déstinés à exploser les replicas. De même, l'espèce de
goule visible sur les vidéos est bien déçevante une fois en face de nous, il est certe rapide mais un coup de fusil à pompe et il n'est plus. De manière générale, les joueurs du premier F.E.A.R.
devront directement jouer en difficile s'ils veulent du défi car en plus de l'IA moyenne, les kits de soins sont distribués à gogo.
Les armes justement, parlons-en. Pour les 90%, ce sont les mêmes que dans le premier F.E.A.R. Pendant les deux premières heures de jeu, vous allez vous balader avec un simple pistolet et un fusil
d'assaut doté d'une précision médiocre. Ce n'est qu'après trois heures de jeu que vous ferez connaissance avec un lance-flammes un peu particulier qui mettra le feu à vos parties. De même un vrai
fusil sniper à fait son apparition pour le bonheur des férus de discrétion. Mais là encore, il y a trop peu de nouveautés pour pouvoir parler de F.E.A.R. numéro 2.
Pour revenir au principal, le jeu est rythmé et à aucun moment l'ennui se fait ressentir. On est toujours sous pression, se sentant oppressé par des hallucination qui ne sont pourtant pas
qu'illusions. Les battements de votre coeur, les grésillements dans la radio, la distorsion de l'image, tant de signes qui présagent toujours l'arrivée d'Alma. Oublié les peurs du premier F.E.A.R.,
cette fois, vous allez vraiment avoir peur et certains passages vous rebuteront tellement ils sont oppressants. F.E.A.R. 2 emprunte quelques-unes de ses scènes cultes à Alien : seul dans le
noir armé d'une lampe torche, les ennemis rodent autour sans que vous puissiez les voir, jusqu'à ce que... Mais, là encore, les fans du premier F.E.A.R. ne se laisseront que peu surprendre par des
mécanismes de jeu excellents, mais déjà utilisés dans le premier F.E.A.R.
Mais qu'on ne se trompe pas, F.E.A.R. 2 n'est pas qu'une simple évolution de F.E.A.R. ou un add-on comme certains s'étaient précipités de dire, Project Origin est une véritable suite des plus
réussis, mais après tant d'annonces, on attendait peut-être mieux, car le jeu à du mal à se renouveler et les fans du premier F.E.A.R. risquent d'avoir du mal à se laisser surprendre par cette
suite.
Graphismes : 16/20, F.E.A.R. 2 est une merveille d'optimisation et les graphismes collent parfaitement à l'ambiance.
Jouabilité : 14/20, par défaut, certaines commandes du jeu sont inaccessibles dans le coeur de l'action, un petit tour dans les paramètres et le
problème est résolu.
Durée de vie : 15/20, le jeu est plus long que le premier F.E.A.R. mais, reste trop court, on veut toujours plus. Heureusement que le mode
multijoueur est là pour rattraper le tout.
Bande son : 18/20, les musiques sont sublimes et collent parfaitement à l'ambiance.
Scénario : 16/20, un scénario finement distillé apportant son lot de réponses au premier F.E.A.R.
Conclusion : 15/20, un très bon jeu, mais trop similaire au premier F.E.A.R. en matière d'innovations...
Quelques photos et un extrait vidéo :

Alma est présente, même pendant les chargements !

Le menu titre est assez réussi

Du
sang, beaucoup de sang...

Acclamez-moi !

Ce qui
devait arriver arriva !
Notre extrait In Game de F.E.A.R. 2 : Project Origin :